mode faire

C’est notre pensée analytique et critique. Celle que nous utilisons à bon escient à longueur de journée.
(Mark Williams, John Teasdale, Zindel Segal, Jon Kabat-Zinn)

C’est notre manière habituelle de prendre les choses telles qu’elles sont pour qu’elles deviennent telles que nous voudrions qu’elles soient.

Ce mode est très efficace pour atteindre un but, structurer nos apprentissages, conduire une recherche scientifique ou encore gérer tous les détails de la vie quotidienne.

Le mode faire réduit l’écart entre notre idée de là où nous en sommes et celle de là où nous voulons être. Il peut aussi agrandir l’écart entre notre idée de là où nous en sommes et celle de ce que nous voulons éviter.

Ainsi, le stress grandit quand on ne parvient pas à atteindre le but fixé, quand l’apprentissage est un échec, quand la recherche n’aboutit pas, lorsque les détails de la vie quotidienne ne se plient pas à notre volonté. On va déprimer, dire qu’on est nul. On va ruminer nos échecs et progressivement s’enfoncer dans les pensées négatives. On voudra alors chercher à fuir cette réalité qui nous résiste.

On va surtout recourir au mode faire pour chercher à être autrement que ce que l’on est. Mais peut-on vraiment être autrement que ce que l’on est?

Si performant soit le mode faire que nous sollicitons quotidiennement à tout va, il est inadapté pour transformer notre monde intérieur.